Où en étions-nous?

Ah oui. Je me rendais compte que le jour suivant arrivant à grands pas serait mon big day. Youpi! Nan, j'rigole... Je peux vous dire que j'ai pas très bien dormi... A 8 heures, rdv avec l'équipe du tournage chez mes parents pour installer le matos toussa, et se préparer à aller faire les coursinettes. Alors là, je peux vous dire que toute l'équipe est hyper sympa! Franchement, ils sont vraiment aux petits soins, très très compréhensifs avec nos angoisses existentielles de candidat débordé, rigolos, dynamiques, bref, au top! Et c'est sacrément précieux, parce qu'on est à bout de nerf. Ok, peut-être que vous vous dites que ça craint du boudin de se mettre dans des états pareils pour une pauvre émission et un pauvre dîner tout poupou... Et ok, vous avez un peu raison.... MAIS, sur le coup, ça ne semble pas démesuré de pleurer parce qu'on ne trouve pas les lardons, ou de mourir virtuellement quand la chantilly ne monte pas. D'ailleurs, faut avouer que l'après-midi s'est déroulée en mode video gag, c'est à dire que je n'ai jamais fait autant tomber de trucs par terre, ou foiré de recettes... Type la crème des macarons qui devait en théorie être en consistance chantilly ferme, qui ressemblait plus finalement à de la crème clairette... La faute à la chaleur monstrueuse qu'il faisait, ou à une mauvaise technique de ma part... N'oublions pas que chaque geste est commenté, ce qui complique sérieusement l'affaire. Bon gré mal gré, le dîner est finalement prêt, et les invités arrivent. On lance la grosse machinerie et on essaye de ne pas perdre pied. Apéro. Bon, pas méga convaincue par mes amuse-bouche, en plus il fait trop trop chaud, on a pas envie de bouffer du gros foie gras, mais plutôt de se siffler un litre d'évian... Entrée. Le siphon marche paaaaaaaaaaaaaas! La caméra me scrute, j'aimerais bien chialer un coup, histoire de décompresser un peu, mais à la place je vais plutôt essayer de servir quelque chose de correct à mes invités, au lieu de faire ma chialeuse. Au moins, c'est léger et frais. Montage pas trop mal, crème trop liquide, encore. Le plat. Je mets le tablier, histoire de pas m'en foutre partout, et de montrer à Elodie que je m'en sers, après j'ai un peu oublié de l'enlever, j'avoue que ça cachait un peu mes seins qui avaient des envies d'évasion... ARGH, plus une seule poele de propre, j'en nettoie une rapidos, mon évier déborde c'est un bordel monstre. Sur mes feux, j'ai mon beurre blanc à monter, mes légumes qui cuisent et ma poele pour le poisson. Putain, les morceaux sont énormes, et rentrent pas trop dans la poele... Plus le temps d'en sortir une autre et de la faire chauffer. En même temps, j'ai les assiettes qui chauffent u four pour que le plat soit CHAUD. Allez, je monte les assiettes, le poisson est un peu bouilli, damned. Bon, allez, on sourit et on y go. Dégustation du plat. Les légumes semblent bien cuits, le poisson pas ouf. La régie me demande de lancer l'animation, je me lève et j'emmène mes invités au salon, où j'ai préparé moults petits gâteaux à décorer, avec des glaçages parfumés à vanille, coquelicot, violette, et des petits ziozios-fleurs-feuilles que j'ai faits en pâte d'amande. Après avoir fait joujou avec les cupcakes, la régie me demande de lancer le dessert, je file donc en cuisine m'en occuper. Crème trop liquide, macarons trop cuits, glace duraille, je m'en occupe en foutant mes gros doigts partout, beuuuuh! Ptits papillons plantés, je me ramène toute fière de mon coup, et TOOOOOOOH! Dans le bordel général, j'ai pas pensé à débarrasser le plat... NUUUUUUUL! Je suis über-furax, mais bon, je ne peux que me blâmer. Fin du dîner, pas si mal en définitive, au niveau du temps passé en cuisine, vraiment très raisonnable, mais dommage pour le turbot. Bon, c'est la vie.

Ensuite, interviews et rangement vague (ma pauvre maman et mes frères et soeurs hériteront le lendemain du cadeau: l'appart' dévasté... Sympa! Au fait, merci Môman pour la cré belle robe!), coucher 3h, lever 7 heures, 9h lecture menu (chez Sophie) et tournage de ma présentation, où je fais la dentiste... Il fait encore, et toujours une chaleur à crever. Ca y est dîner chez Sophie, elle est très en forme dans son bel uniforme, à fond dans son thème, très très golri! Là, c'est le moment de vous dire que Soso, c'est grave ma cop's, et qu'on s'est revu pleins de fois depuis. Vous voyez comme elle a l'air classe, gentille toussa? Eh ben, elle est comme ça en vrai... Son dîner était chanmé, mais on était dead (Elodie et Yann ont quasi fait un malaise, tellement on crevait de chaud...), et le rendu télévisuel n'est pas à son avantage. Passons.

Le lendemain, dernier jour. La lassitude commence à se faire sentir. Pas si facile de dîner 5 soirs de suite avec de parfaits inconnus. Même si on s'est plutôt bien entendu dans l'ensemble, et qu'on a promis de se revoir très vite (d'ailleurs on l'a vraiment fait et c'est grave cool). Van-Ahn au top. Les résultats tombent. Trop dég'. Mais bon, c'est le jeu, ma pauvre lucette (oui, encore). Je rentre chez moi, épuisée et déçue. Dernière place, ya pas plus mauvais, quoi! même en cherchant bien, difficile de tourner ça à mon avantage. Faut apprendre à l'accepter, mais c'est duuuuuuuuur! Restent quelques mois avant la diffusion. Tous les potes qui attendent les résultats avec impatience. Faut leur dire. Ils sont déçus, moins que moi. Bon, faut avancer maintenant. On va pas rester mille ans à se lamenter...

Demain ze last part: la diffusion!